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Madame du Barry par Elisabeth Vigée-Lebrun

Jeanne Bécu est née le 19 aout 1743 à Vaucouleurs, elle devient maitresse de Jean du Barry.

Lors d’un dîner, Jean du Barry fait l’éloge de la jeune femme à un valet du roi. Louis XV désire alors la rencontrer en 1768. Selon les vœux du roi, elle mariée à Guillaume du Barry et devient officiellement Madame du Barry puis présentée à la cour en 1769. Le roi lui donne une rente et plusieurs domaines (dont Louveciennes).

Lorsque le souverain est atteint de la petite vérole, il envoie Jeanne à l’abbaye de Pont-aux-Dames, où elle vit dans une grande piété. Elle en sort deux ans plus tard, en octobre 1776 et s’installe définitivement à Louveciennes. En 1789, elle soigne indifféremment blessés républicains et royalistes lors des premiers troubles de la Révolution. A cette occasion, elle recevra une lettre de sa vieille ennemie Marie-Antoinette, la remerciant d'avoir soigné des partisans royalistes. Son passé la rend suspecte aux yeux des républicains mais elle approuve publiquement les changements politiques sans que l'on sache si elle est sincère et elle n'est guère inquiétée. Cependant, lors de son séjour à Londres, apprenant la mort de Louis XVI, elle portera le deuil.

En 1791, on lui vole des bijoux. Sans probablement se rendre compte du danger que cela lui fait courir, elle remue ciel et terre pour les retrouver, ordonnant l’ouverture d’une enquête, promettant des récompenses, et étalant ainsi imprudemment son immense fortune. On retrouve ses bijoux à Londres et elle fait plusieurs voyages dans cette ville réputée pour héberger des expatriés de la révolution. Sa fortune, ses liens supposés avec les émigrés, son ancienne condition de maîtresse royale en font une cible parfaite pour les révolutionnaires. Elle devient vite suspecte, est déclarée ennemie de la révolution après un long procès prédéterminé, et guillotinée le 8 décembre 1793 après avoir, dans l’espoir d’obtenir sa grâce, révélé au bourreau où étaient cachés ses derniers bijoux. Ses derniers mots au bourreau furent « De grâce, monsieur le bourreau, encore un petit moment. ».