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Louis XVII
Louis-Charles de France (27/03/1785 château de Versailles)

Duc de Normandie à sa naissance, il devient a la mort de son frère aine dauphin de France en 1789 puis prince royal de 1791 à 1792.

Après la prise des Tuileries, il est emprisonné avec sa famille à la prison du Temple. Le 03 juillet 1793 il est sous la garde du cordonnier Simon et de sa femme, qui résident au Temple. L'intention des Jacobins est alors d'en faire un petit citoyen ordinaire et de lui faire oublier sa condition royale. L'enfant est alors impliqué dans le procès de sa mère, Marie-Antoinette. On fait ainsi signer à l'enfant une déclaration de reconnaissance d'inceste.

En janvier 1794 le cordonnier Simon est rappelé à d'autres fonctions. Louis XVII est alors enfermé au secret dans une chambre obscure, sans hygiène ni secours. Son état de santé se dégrade, il est rongé par la gale et vit accroupi. Sa nourriture lui est servie à travers un guichet et personne ne lui parle ni ne lui rend visite.

Louis XVII meurt dans sa prison le 8 juin 1795, à 10 ans.

Une autopsie est pratiquée en prison sur le corps du jeune prince et son cœur a été conservé par le chirurgien Philippe-Jean Pelletan. Le corps est alors inhumé au cimetière Sainte-Marguerite, puis recouvert de chaux vive.

Le cœur de Louis XVII changea plusieurs fois de main à titre de relique avant d'être placé, en 1975, dans la crypte royale de la basilique de Saint-Denis, lieu où ont été enterrés ses parents et une grande partie des rois de France. Des analyses génétiques par comparaison d'ADN mitochondrial, pratiquées par le professeur Jean-Jacques Cassiman de la KU Leuven en Belgique, et par le docteur Berndt Brinkmann de l'université allemande de Muenster, ont démontré en 2000, qu'il appartient bien à un descendant de Marie-Antoinette. Comme, de son côté, l'enquête historique, conduite par l'historien Philippe Delorme, a confirmé que ce cœur est bien celui que le docteur Philippe-Jean Pelletan a " soustrait " sur le cadavre de l'enfant mort au Temple le 8 juin 1795, ces deux informations - signature génétique et " traçabilité " historique - permettent de conclure qu'il s'agit bien du cœur de Louis XVII. Cette conclusion réhabilitant du même coup les témoignages de contemporains recueillis par l'historien Alcide de Beauchesne. Cette authenticité démontrée, l'urne funéraire contenant le cœur a été placée, le 8 juin 2004, dans la chapelle des Bourbons de la basilique Saint-Denis.