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Jeanne de Saint-Remy dite de Valois

"comtesse de La Motte-Valois"
  • Née le 22 juillet 1756 à Fontette
  • Décédée le 23 aout 1791 à Londres
  • Inhumée dans le cimetière Sainte-Marie de Lambeth

Parents :

Jacques de Saint-Remy
1717-1762
chevalier de Saint-Remy
Marie Jossel
1725-1783

Mariage

L'affaire du collier 

elle entra en contact avec l'évêque de Strasbourg, le cardinal de Rohan. Elle avait fait courir le bruit qu'elle avait les faveurs de la reine et réussi à redonner espoir au cardinal qui faisait depuis longtemps en vain le siège de Marie Antoinette pour obtenir un évêché. Or la reine le tenait en piètre estime et l'évitait.

À la même période, le bijoutier Charles Boehmer essayait de vendre au roi un magnifique collier de diamants qui avait été à l'origine fabriqué pour Madame du Barry, dans lequel il avait investi beaucoup d'argent, risquant la faillite s'il ne trouvait pas preneur. Après plusieurs démarches infructueuses, il en était arrivé à la conclusion que seul le roi de France serait en mesure de verser la somme qu'il demandait. Mais Louis XVI, conscient de l'aspect déraisonnable de cet achat à une période où les caisses de l'État étaient vides, avait refusé.

La comtesse, avec l'aide de son mari et de son amant, saisit cette opportunité pour obtenir de l'argent. Rétaux de Villette, maître-faussaire, écrivit des lettres signées de la reine, prétendant qu'elle désirait le collier, mais savait que le roi jugeait l'achat déraisonnable. Elle demandait donc au cardinal d'avancer la somme nécessaire contre la satisfaction de ses demandes. Jeanne de la Motte était désignée comme intermédiaire. Le bijoutier aussi fut contacté et il lui fut demandé de remettre le collier à Jeanne pour la reine. Un rendez-vous nocturne fut arrangé où le cardinal rencontra la "Marie-Antoinette" (qui était en fait son sosie, une prostituée nommée Nicole le Guay d'Oliva (ou Leguay), et apprit qu'il était de nouveau en faveur.

Le collier entre ses mains, le comte de la Motte se dépêcha vendre les diamants à Paris et à Londres. L'affaire ne fut révélée qu'au moment de l'arrestation du cardinal. La comtesse de la Motte, Rétaux de Villette, Nicole d'Oliva et Joseph Balsamo, dit Cagliostro (un mage auto-proclamé qui avait aidé la comtesse en persuadant le Cardinal d'acheter le collier) furent tous arrêtés. Le comte de la Motte s'enfuit à Londres.

Le roi et la reine souhaitèrent un procès public. Pour expliquer cette décision, jugée folle par les historiens du passé car le couple royal n'était pas directement impliqué, l'historien Claude Manceron a suggéré qu'il s'agissait surtout de mettre fin aux rumeurs faisant de Jeanne la maîtresse de la reine. En effet, comment le cardinal, qui connaissait très bien la cour et n'avait pu manquer de remarquer que la reine ignorait en public Jeanne de la Motte, avait-il pu croire que Marie-Antoinette l'avait chargée de négocier l'achat du collier ? Il est très possible qu'il ait été persuadé qu'elles avaient une relation homosexuelle tenue cachée, et c'est en répandant cette rumeur que Jeanne aurait persuadé les victimes de l'escroquerie. Le long délai écoulé avant la consommation du mariage royal avait déjà fait jaser et rendait aux yeux de beaucoup cette hypothèse crédible.

Quoiqu'il en soit, loin de laver l'honneur de la reine, le procès entacha sa réputation et le public la vit dans le rôle de la coupable. Le Cardinal fut jugé non coupable et acquitté, tout comme Nicole Leguay. Le Roi Louis XVI l'envoya très vite en exil. Rétaux de Villette fut déclaré coupable de faux et exilé, ainsi que le comte Cagliostro. La comtesse fut déclarée coupable et condamnée à être fouettée, marquée au fer rouge d'un V qui veut dire Voleuse et emprisonnée. Le public sympathisa avec la Comtesse. Elle fut condamnée à la prison à vie à La Salpêtrière.

Elle s'échappa rapidement et partit à Londres, où elle publia ses mémoires, racontant ses fausses relations intimes avec la Reine. L'affaire du collier de la Reine fut un des nombreux scandales qui mena à la Révolution française et détruisit la monarchie.

Source : wikipédia

Signature sur son acte de mariage "Jeanne de Saint-Remy de Valois de Luze"

signature


Arbre généalogique


Pierre Jean de Saint-Remy
seigneur de Luze
1653-1714
 Marie de Mullot
morte en 1704
 Nicolas François de Vienne
baron de Fontette
+1735
 Elisabeth Mérille
+/1735
  
 
 
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Nicolas René de Saint-Remy
1678-1759
 Marie Elisabeth de Vienne
1692-1754
 Pierre Jossel
 
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4
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6
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Jacques de Saint-Remy
1717-1762
chevalier de Saint-Remy
 Marie Jossel
1725-1783
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2
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3



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Jacques II de Saint-Remy, baron de Valois 1751-1785